Résumé :
Comment parler des pensionnats autochtones aux enfants? Un album essentiel, à hauteur d’enfants, pour ne pas oublier cette page sombre de notre histoire.
Appréciation :
Aborder les horreurs du monde avec les plus petits est toujours délicat. On souhaite transmettre les réalités historiques sans traumatiser les enfants ni briser leur innocence. Cet album jeunesse, destiné aux 4 ans et plus, aborde le thème des pensionnats autochtones avec douceur et justesse.
Miya est une jeune fille autochtone qui adore sa professeure et l’heure du conte. Ce jour-là, l’histoire racontée parle d’une petite fille envoyée dans un pensionnat, loin de sa famille. Ses cheveux sont coupés et sa poupée préférée lui est retirée… Bouleversée, Miya n’arrive plus à suivre la lecture en classe. De retour à la maison, sa mère prend le temps de l’apaiser et de lui expliquer ce qu’ont vécu les enfants dans le passé, tout en rappelant l’importance de ne jamais oublier. Le chandail orange devient alors un symbole fort de mémoire et de soutien envers les Premières Nations, à porter non seulement le 30 septembre, mais tous les jours pour témoigner de son engagement.
Les illustrations et le texte enveloppent les jeunes lecteurs d’une chaleur rassurante, rendant ce sujet lourd plus accessible. L’album inclut également des pistes pour mieux connaître les peuples autochtones et réfléchir à son rôle d’allié. Pour un public plus âgé, la lecture de Si je disparais dans la collection Griff des éditions Isatis permet d’approfondir le sujet avec un récit plus sombre mais tout aussi nécessaire.
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