Titre : Maya contre la malédiction du centre d’achat

Auteur/Autrice : Sophie Bédard

Maison d’édition : Pow pow

ISBN : 9782925114437

Public cible : Adulte

Genre : Roman graphique

Mots-clés : BD, fantastique, magie, queer, littérature québécoise, monstres, rupture, amitié, horreur, humour

Libraire : Maude

Résumé :

Lors de sa dernière journée de cégep, Maya reçoit une lettre des mains de Samuel, son ex qu’elle a bien hâte de ne plus jamais croiser. Elle la fourre dans son sac et file à son travail, où elle doit rentrer in extremis. Quand elle ouvre l’enveloppe pendant sa pause, Maya est traversée par un immense nuage noir qui la glace au sang. Ça n’augure rien de bon, ni pour elle ni pour les autres employés du centre commercial…

Maya contre la malédiction du centre d’achat est une histoire avec juste ce qu’il faut d’irréel pour qu’on soit tout de suite happés par son rythme échevelé et son humour un brin décalé.

Une BD fantastique, drôle et queer à dévorer

Sophie Bédard a ce petit « je ne sais quoi » qui me donne toujours envie de revenir à ses œuvres, et son dernier opus, Maya et la malédiction du centre d’achat, ne fait pas exception.

L’histoire débute lors de la dernière journée de cégep de Maya, qui croise son ex, Samuel. Ce dernier lui remet une lettre mystérieuse, lui demandant de la lire seule, en expliquant que c’est pour son processus de guérison et en lui demandant pardon pour avoir été un « chum de marde ». Cette lettre qui pèse dans l’air, Maya décide finalement de l’ouvrir pendant sa pause, juste avant la fermeture du comptoir postal. Mais dès qu’elle ouvre l’enveloppe, tout devient noir une fraction de seconde et plus rien ne sera jamais pareil.

L’action se déroule dans un centre commercial typique, qui évoque le Centre Domaine Langelier dans Hochelaga-Maisonneuve, Montréal. Le personnel est haut en couleur : Laurence, la meilleure amie lesbienne au franc-parler et aux fantasmes sur Christine, la boulangère qui fait des biscuits délicieux; Roger, l’homme au calme olympien; Ezekiel, l’employé modèle agaçant du magasin du dollar; et Francine, collègue fumeuse invétérée mais qui refuse de courir.

Cette bande de joyeux lurons va devoir affronter la malédiction du centre d’achat, composée de mystérieuses créatures de matière noire, entre revenants et monstres mystiques.

On pense immédiatement à L’Aube des morts, version BD, mais avec la touche d’humour de Shaun of the Dead, revisitée en mode queer et inclusive.

Je suis déjà impatiente de le relire!

Attention : lire ce roman graphique en public pourrait vous faire éclater de rire à haute voix.